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Comment être un chrétien heureux et fécond au travail ?

Jacques de Scorraille, fondateur d'Ecclesia RH, explore comment un chrétien peut trouver le bonheur au travail en s'enracinant en Dieu, en cultivant l'unité de vie et en portant du fruit par ses compétences, ses relations et ses valeurs.

Par: Jacques de Scorraille
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Jacques de Scorraille, fondateur du cabinet Ecclesia RH et auteur de Heureux comme un chrétien au travail (Artège), partage sa vision lors d’une conférence organisée par le Rassau. Ancien scout, passionné d’entrepreneuriat et fin connaisseur de la doctrine sociale de l’Église, il propose un parcours concret, nourri par l’Écriture et par son expérience de recruteur, pour trouver le bonheur dans sa vie professionnelle.

Les idées clés

L’unité de vie, socle du bonheur au travail — Le bonheur au travail ne se joue pas uniquement entre 9h et 19h. Jacques de Scorraille pose un principe fondateur : plus notre vie personnelle et notre vie professionnelle sont unifiées, plus nous avons de chances d’être heureux. Cette unité produit de la fécondité et de la communion, tandis que son absence engendre tristesse et amertume.

Dieu, le travailleur modèle — Dans la Genèse, Dieu est le premier travailleur : il crée le monde en six jours, puis délègue à l’homme la mission de travailler et garder le jardin. Chacun reçoit ainsi une mission de co-création. Pour l’accomplir, le Seigneur nous équipe de dons naturels et des dons de l’Esprit — sagesse, intelligence, force, conseil — qui viennent élargir nos capacités humaines.

Les conseils de l’Écriture aux chefs et aux collaborateurs — La Bible regorge de conseils pratiques pour le monde du travail : rémunérer justement, ne pas maltraiter ceux qui travaillent fidèlement, prendre soin les uns des autres, éviter l’esprit de calcul et le murmure. Jacques souligne aussi l’appel à respecter le réel et à rester humble, citant le Siracide : “Ne joue pas au sage quand tu es au travail.”

S’enraciner en Dieu pour porter du fruit — Reprenant le Psaume 1, Jacques invite à être “comme un arbre planté près d’un ruisseau”. Concrètement, cela signifie chercher la proximité d’un lieu de prière, nourrir sa vie sacramentelle, et demeurer dans le Seigneur pour que notre travail porte des fruits qui dépassent la simple performance opérationnelle.

L’Eucharistie, lieu de transformation du travail — Au moment de l’offertoire, le pain et le vin sont “fruit de la terre et du travail des hommes”. Jacques propose une image saisissante : aller à la messe comme on recharge un tabernacle vivant, y déposer les difficultés et les joies de la journée, et repartir habité de la présence du Christ au cœur de la vie professionnelle.

Être compétent, relationnel et ancré dans ses valeurs — En réponse aux questions du public, Jacques identifie trois piliers pour incarner concrètement sa foi au travail : approfondir ses compétences professionnelles, cultiver une personnalité relationnelle qui soit un “filtre à valeur ajoutée positive”, et enraciner son système de valeurs dans l’Évangile.

Citations

« Quand tu vas à l’Eucharistie les mains vides, tu repars le cœur vide. »

« On ne peut pas être médiocre dans la vie. Contre la médiocrité, c’est l’ambition. L’ambition en soi, il n’y a rien de négatif — tout dépend si c’est une ambition au service des autres. »

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